What Matters Sings: Writing the Human and the Non-Human Out of their Modern Ensorcellment - Archive ouverte HAL Access content directly
Journal Articles Transtext(e)s Transcultures : Journal of Global Cultural Studies Year : 2018

What Matters Sings: Writing the Human and the Non-Human Out of their Modern Ensorcellment

Le chant de la matière pour désensorceler les modernes : vers une écopoétique du réenchantement à travers quelques romans des Appalaches

(1)
1

Abstract

Arguing for the need to re-enchant the world, that is, to sing in tune with the world, this paper dwells on ecopoetic readings of three contemporary, Appalachian environmental novels: Prodigal Summer by Barbara Kingsolver (2000), Strange as this Weather Has Been, by Ann Pancake (2007), and Above the Waterfall, by Ron Rash (2015). My aim is to probe whether humans might be attuned to the “song of the world” (Jean Giono), to “the song of the earth,” (Jonathan Bate), or again, to “the land’s wild music” (Mark Tredinnick). Keeping in mind that to enchant, from the Latin incantare, may mean to sing along with, or may refer to an incantation–to the action of casting a spell with sounds–this paper explores how ecopoetics relays the voices and rhythms of the living world in a way that affects our perception of it. My claim is that ecopoetics is needed to reverse the spell cast onto the world by modern science, a form of ensorcellment that, to take up ecofeminist Starhawk’s claim, has magically alienated humans from their environment, making us believe in humans’ exceptionalism and separation from the natural world. As a response to the problems tied to the Anthropocene, Appalachian ecopoets call upon us to cultivate the resilience inherent in our “naturecultures” (Donna Haraway), and to reinvent languages that can resist the illusion of living lives uprooted from the earth.
Cet article élabore une lecture écopoétique de trois fictions environnementales contemporaines des Appalaches : Prodigal Summer de Barbara Kingsolver (2000), Strange as this Weather Has Been, de Ann Pancake (2007) et Above the Waterfall, de Ron Rash (2015). Je sonde ici leur écriture en quête d’éléments attestant que les humains possèdent la capacité de s’accorder au « chant du monde » (Jean Giono), au « chant de la terre » (Jonathan Bate), ou encore, à « la musique sauvage de la terre » (Mark Tredinnick). Pour aborder la question du réenchantement, je me fonde sur l’étymologie du verbe « enchanter », du latin incantare, qui renvoie à un envoûtement ou une incantation, au fait d’affecter la perception du monde en nous donnant à entendre des voix et des rythmes. En nous invitant à faire musique avec le monde, l’écopoétique peut inverser le sort jeté sur lui par la science moderne, qui, comme l’affirme l’écoféministe Starhawk, a aliéné les humains à leur environnement, nous faisant croire en notre séparation d’avec le monde naturel. En réponse aux problèmes que pose notre entrée dans l’Anthropocène, les écopoètes des Appalaches nous appellent à cultiver la résilience inhérente à nos « naturecultures » (Donna Haraway) et à réimaginer des langages qui résistent à l’illusion d’exister hors-sol.

Dates and versions

hal-02433654 , version 1 (09-01-2020)

Identifiers

Cite

Bénédicte Meillon. Le chant de la matière pour désensorceler les modernes : vers une écopoétique du réenchantement à travers quelques romans des Appalaches. Transtext(e)s Transcultures : Journal of Global Cultural Studies, 2018, Représentations de la nature à l’âge de l’Anthropocène, 13, ⟨10.4000/transtexts.1202⟩. ⟨hal-02433654⟩

Collections

UNIV-PERP CRESEM
49 View
0 Download

Altmetric

Share

Gmail Facebook Twitter LinkedIn More