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Journal Articles Histoire urbaine Year : 2016

Dogs in the City

Les chiens dans la ville

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Abstract

One of the major problems of ancient cities was certainly the omnipresence of all kinds of animals within the city walls. While Toulouse was no exception to this rule, the study of this vast topic clearly reveals a problem related to one particular animal species: dogs. This fact is even more remarkable because pets generally were not a subject for investigation (thus, for example, there is no mention of cats living in Toulouse...).In the field of animal studies, the eighteenth century was marked – among other things – by a sharp increase in the dog population, a phenomenon that occurred at different periods and varying paces depending on the provinces, but which was particularly noticed in large cities, where one could speak of a veritable eruption of dogs, notably stray and abandoned ones. This phenomenon occurred rather late in Toulouse (and in the Haut Languedoc region in general), where it was only noticed beginning in the 1770s; it rapidly became a major problem for the city authorities, who were very afraid of rabies outbreaks. The Languedoc capital, where the issue of dogs had long been inexistent (since at least the end of the sixteenth century), then encountered a serious problem of hygiene, health and public safety that would last until at least the mid-nineteenth century. Our research – casting light on a ‘blind spot’ in historiography, both of urban France and of animals, and especially dogs – aims to reconstruct this phenomenon in all its ‘panting’ rhythm, to grasp the public authorities’ efforts to halt it, and to attempt to discern its roots by focusing on the lower strata of Toulouse society, who were generally in favour of dogs.
L’un des problèmes majeurs de la ville ancienne est certainement celui de l’omniprésence en ses murs d’animaux de toutes sortes. Si Toulouse ne fait pas exception, l’étude de ce vaste sujet y fait nettement ressortir un problème lié à une espèce d’animal en particulier : les chiens. Le fait est d’autant plus remarquable que les animaux de compagnie se dérobent d’ordinaire à l’investigation (ainsi, par exemple, il n’y aurait pas eu de chats à Toulouse...). Dans le domaine animalier, le XVIIIe siècle est marqué – entre autres choses – par une nette augmentation de la population canine, laquelle s’est produite à des époques et des rythmes différents selon les provinces, mais qui a été plus particulièrement marqué dans les grandes villes où l’on peut parler de pullulement des chiens notamment errants et abandonnés. Ce phénomène s’observe tardivement à Toulouse (et dans le Haut Languedoc) où il ne se fait sentir qu’à partir des années 1770 ; il ne tarde pas alors à s’imposer comme un problème majeur pour l’autorité municipale qui vit dans la hantise de la rage. La capitale du Languedoc, où la question canine fut longtemps inexistante (depuis au moins la fin du XVIe siècle), découvre alors un sérieux problème d’hygiène, de santé et de sécurité publique qui devait perdurer au moins jusqu’au milieu du XIXe siècle. Touchant ici un angle mort de l’historiographie tant de la France urbaine que de celle des animaux, et singulièrement des chiens, notre étude vise à restituer la respiration saccadée de ce phénomène, à saisir les entreprises des pouvoirs publics pour l’endiguer, et à tenter d’en discerner les ressorts en se tournant vers les strates populaires de la société toulousaine gagnées à la cause canine.
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Dates and versions

hal-02334035 , version 1 (25-10-2019)

Identifiers

Cite

Jean-Luc Laffont. Les chiens dans la ville : Le cas de Toulouse à l’époque moderne. Histoire urbaine, 2016, 47 (3), pp.53. ⟨10.3917/rhu.047.0053⟩. ⟨hal-02334035⟩

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